Gillian Anderson est sur le point de se faire arracher le coeur, et personne, dans l’équipe d’X-Files, ne
semble s’en inquiéter. A vrai dire, alors qu’il est près de 3 heures, des regards affamés sont échangés, et
les esprits tournés vers ce que le menu peut bien proposer aujourd’hui. La journée de travail, qui a
commencé il y a déjà six heures, n’en est qu’à sa moitié, et les membres des coulisses de la série
commencent à avoir sérieusement faim.
Jusqu’à maintenant, ils ont passé leur mardi à filmer des scènes pour le dix-huitième épisode de l’année,
un thriller psychologique intitulé " Milagro " dans l’appartement de Mulder, qui se trouve dans les confins
sombres et inquiétants du Studio 6 du 20th Century Fox Lot.
Quand ils reviendront de leur pause, Dana Scully affrontera un assassin qui a l’habitude fâcheuse d’arracher le cœur encore battant
de la poitrine de ses victimes. Pour l’instant, Anderson est couchée sur le sol, sanglote, et s’accroche désespérément à sa costar,
David Duchovny, jusqu’à ce que le réalisateur Kim Manners crie " coupez " pour la dernière fois, envoyant ainsi tout le monde en
quête de nourriture. "Milagro" (le mot espagnol pour dire "miracle"), a été nommé avec justesse. Bien que chaque épisode d’X-Files
tienne du miracle – le seul fait que tous les éléments nécessaires se rassemblent chaque semaine n’a rien de peu étonnant –
l’épisode marque un nouvel arrêt dans le voyage dans les découvertes qu’est devenue la saison 6.
Un déménagement risqué à Los Angeles, plus d’épisode comiques que n’importe quelle autre saison et une approche quelque peu
différente du côté le feront-ils / ne le feront-ils pas de la relation Mulder / Scully ont finalement défini la 6ème année de la série.
Frank Spotnitz Né de la collaboration du producteur exécutif Frank Spotnitz et du scénariste / producteur John Shiban, l’épisode
présente aux fans le voisin de palier de Mulder, Phillip Padgett, qui a un pouvoir étrange sur les événements qu’il écrit, et qui
développe une fixation malsaine sur Scully, pas complètement réciproque. Tandis que Mulder planche sur une série de meurtres
inexpliqués, Scully rencontre un Padgett enamouré, qui a laissé un médaillon représentant l’insigne du Sacré-Cœur à la porte du
bureau qu’elle partage avec Mulder. Tandis que l’enquête continue, Scully est attirée dans le monde de l’écrivain, s’embarquant
éventuellement dans une attraction fatale.
"Il s’agit en fait d’une histoire très personnelle, parce qu’il s’agit beaucoup plus de ce qu’on fait que dans n’importe quel autre
épisode d’X-Files" explique Spotnitz. "En quelque sorte, ce que l’écrivain de "Milagro" fait, c’est ce qu’on essaye de faire sur la série
chaque semaine, à savoir créer un personnage et faire en sorte qu’il ait l’air d’être réel.
Cela devient une affaire non classée quand vous créez un personnage, et que ce personnage est en fait réel. Tout ce qu’il y a dans
l’épisode peut se rapporter à nous. Il utilise des cartes pour écrire son histoire, qui sont les mêmes que nous utilisons pour écrire
The X-Files. Il y a beaucoup de choses qui font écho à nos expériences personnelles."
"Cela faisait déjà un moment que nous parlions de faire une histoire sur l’imagination et le pouvoir de l’imagination" ajoute Shiban.
"Etant avant tout des écrivains, des raconteurs d’histoires, c’est une part importante de notre vie et de notre travail. Au début, nous
étions partis sur ceci : que se passerait-il si les univers que nous créons dans nos têtes devenaient réels. Il y a un bon côté à cela,
mais il y a également un côté sombre, surtout dans notre série, et le genre d’idées que nous avons." On peut dire sans hésiter que
Padgett est bien plus excentrique que les scénaristes de la série. Le personnage est totalement dévoué à son roman, et délaisse
tout ce qui est piégeages physiques. Il n’y a que très peu de meubles dans son appartement, il ne possède que très peu de biens :
juste ce qui est nécessaire. Il vit tel un reclus, et se complait dans le royaume de son imagination.
"L’autre chose que nous voulions traiter dans l’histoire était l’espèce de vie acétique que mènent les artistes, et voir si c’était une
chose admirable, ou au contraire inquiétante, et comment cet homme perd contact avec la réalité parce qu’il vit dans son
imagination ce qui arrive à chacun d’entre nous à mon avis", continue Shiban. "C’est ce que nous voulions explorer avec Scully,
également, l’idée qu’elle mène cette quête avec Mulder, et qu’il lui manque quelque chose.
Est-ce qu’il lui manque l’amour dans sa vie à cause de ça ? Jusqu’à quel point êtes-vous prêts à faire des sacrifices pour votre travail
? Toutes ces questions reflètent des choses dont nous avons parlé, et il se trouve que ce personnage les incarne. Le personnage
interprété par l’acteur John Hawkes, donne une énergie unique à l’épisode. En général, les rôles principaux des guest stars
consistent à incarner des secouristes mangeurs de cancers, ou des conquistadores espagnols du 16ème siècle qui se sont pétrifiés
en "hommes arbres". Dans "Milagro" en revanche, l’accent est mis sur les conflits intérieurs, pas les conflits extérieurs. Oui, il y a
un meurtrier, mais les passages les plus inquiétants de l’épisode concernent ce qui se passe dans l’esprit étrangement omniscient
de Padgett.
"Il est un peu effrayant, mais si on est assez bon écrivain, on pourrait faire ce que fait Padgett dans cette histoire, à savoir
rencontrer quelqu’un, et l’observer si parfaitement, imaginer ce qu’il / elle penserait dans chaque situation, ferait par rapport à telle ou
telle provocation, telle ou telle idée", revendique Spotnitz. "Je pense que c’est un peu ce que fait Sherlock Holmes. Il observe
quelqu’un très attentivement, observe sa canne, observe ses chaussures, le manteau, ce qu’on voit sous le manteau. C’est ce qu’un
très bon écrivain fait. Je pense que Scully ressent cela chez cet homme. Ce n’est pas qu’il est un stalker, mais qu’il arrive à très
bien cerner les gens. Il y a aussi quelque chose de terriblement triste là-dedans, mais je pense que c’est attirant. Il dessine un
portrait d’elle tellement parfait, et la comprend si bien qu’il me semble qu’elle a un peu le sentiment qu’il l’a démasquée, et c’est
intrigant. C’est effrayant, mais en même temps, c’est intrigant." Spotnitz confesse que l’affection de Padgett pour Scully reflète les
sentiments des scénariste d’X-Files.
Après avoir vécu avec des personnages aussi forts pendant 5 ans et demie, l’équipe chérit le duo du FBI. Si Mulder est celui auquel
ils s’identifient, c’est Scully qu’ils adorent. "Quand vous êtes scénariste sur une série pareille, vous ne pouvez pas faire autrement
que de tomber amoureux des personnages" dit-il. " Je pense que chacun d’entre nous est tombé amoureux de ces personnages
avec qui nous avons passé tant de temps, pensant à eux, rêvant d’eux, les imaginant, et regardant des centaines et des centaines
d’heures de film de ces acteurs. Il a été très facile pour nous d’imaginer que cet homme tombe amoureux de Scully, et cette
obsession par rapport à Scully et Gillian Anderson. Je pense qu’elle était un peu gênée, un peu flattée, mais surtout embarrassée
quand elle l’a lu. Honnêtement, c’était assez amusant d’être capable de trouver une histoire qui exprime ce genre d’obsession que
vous ressentez en tant qu’auteur envers ce personnage.
" Obsédé est peut-être le meilleur adjectif pour décrire Padgett, ou même Mulder et Scully, mais également la vie sur la série – les
acteurs, les scénaristes, les réalisateurs, les producteurs – donne le vertige, en particulier quand la fin de l’année approche. Alors
qu’il ne reste que 7 semaines avant que The X-Files ne s’arrête pour un congé estival au mois d’Avril, quatre épisodes
supplémentaires doivent être écrits, polis, préparés, filmés et édités. Par conséquent, le temps est une commodité précieuse. A
cause des contraintes de l’emploi du temps, Spotnitz et Shiban ont méticuleusement préparé la trame de la narration, puis ont
confié l’écriture du script de "Milagro" à Chris Carter.
"Nous nous sommes assis et nous avons écrit l’histoire sur des cartes, morceau par morceau, tous les personnages et toutes les
idées, et puis Chris a transformé tout ça en ce magnifique tout ," dit Spotnitz. "Il a trouvé toutes les nuances, toutes les ombres et
développé beaucoup d’idées qui étaient sur les cartes". L’un des thèmes clés récurrents de l’épisode est la nature dynamique de la
relation de Mulder et Scully. Tout au long de l’épisode, Mulder doit confronter ses sentiments de jalousie envers Padgett, et Scully
doit examiner ses propres émotions, plus précisément si oui ou non elle peut faire entrer un autre homme dans sa vie.
"Comme d’habitude, nous sommes contraints de faire en sorte que leur relation demeure d’un certain type, mais nous voulions
toucher à la question de l’amour, qui vient en premier plan dans Milagro", explique Shiban. "C’est ce que le personnage principal
désire, et c’est un peu aussi ce que Scully désire, peut-être qu’elle ne le sait pas mais qu’elle réalise à travers cet homme qu’elle l’a
déjà. Elle a peut-être l’amour parfait, et cet amour n’a pas forcément à se résumer au sexe, au mariage, ou à une relation
quelconque.
Il y a d’autres formes d’amour qui sont tout aussi gratifiantes. Je pense que nous avons fait du bon travail en tournant cet épisode en
forme de conte, mais en gardant Mulder et Scully fidèles à eux-mêmes, fidèles à leurs personnages." Un écrivain hermétique qui a
le béguin pour Scully, ce qui contribue à faire monter la pression entre les héros, et l’hôte de mystérieux et ignobles meurtres –
c’est un défi difficile à relever, mais un que le réalisateur vétéran Kim Manners est bien disposer à maîtriser. Sur son 4ème jour de
tournage de l’épisode, Manners exhibe son comportement habituel ; efficace, soigné, professionnel, il guide l’équipe à travers un
nombre important de scènes émotionnellement intenses, parfois en parlant de l’action pendant un long moment avec Duchovny ou
Anderson. "Ce sera un X-Files différent", dit Manners à propos de Milagro. "Il explore des endroits que nous n’avions encore jamais
exploré. Contrairement à "Never Again", où nous avions vu le côté "sauvage" de Scully, cet épisode nous montrera autre chose.
Nous verrons ici Scully telle un papillon attiré vers une flamme. Cette homme pique sa curiosité, aussi étrange soit-il. Il y a quelque
chose avec son honnêteté qui la rend très curieuse, bien qu’elle le trouve légèrement dangereux. Elle est attirée par lui, pas autant
physiquement que par l’homme lui-même. Si je réussis à mettre en évidence comment cet homme affecte Scully, qu’il y a presque
ce curieux danger par rapport à lui, si j’arrive à bien mettre ça en valeur, sans que Scully n'aie l’air stupide, alors nous aurons une
grande heure de télévision. C’est ce que j’espère faire." Pour aider Manners dans sa quête de donner un réalisme absolu à une
histoire aussi forte, il y a aussi les autres donneurs d’ordres des coulisses de la série. La décoratrice Corey Kaplan a l’air
étonnamment pleine de sang froid pour quelqu’un qui travaille simultanément sur cinq épisodes.
Peut-être que la récompense qu’elle a récemment ramenée chez elle pour le meilleur décor sur l’épisode " How the Ghosts Stole
Christmas " l’aide à garder ses esprits à l’abri du stress, à moins que le fait de créer l’appartement modeste de Padgett soit un
travail légèrement plus facile que les autres. "Ce qui est génial par rapport à Padgett, c’est que c’est un spartiate", dit Kaplan. "Il n’y
a rien dans sa chambre, donc le décor n’a pesé que 5$ dans le budget.
C’est amusant. Faire le hall d’entrée de Mulder a également été amusant, et puis nous avons dû faire une salle de bains, donc nous
avons pu agrandir son immeuble." Le même décor a servi pour les appartements de Mulder et de l’écrivain ; les pièces ont juste été
habillées différemment", explique la directrice artistique Lauren Polizzi, qui travaille avec Kaplan pour les épisodes précédemment
cités. "Nous avons fait plus avec l’appartement [de Mulder]", dit-elle. "Nous sommes en train de le changer en celui d’un autre
personnage, l’écrivain qui habite à côté de chez Mulder. Nous avons dû tout changer. Il a une chambre et une salle de bains
différentes, ce qui rend les appartements différents, mais assez similaires pour que les gens sachent où ils se trouvent." "L’éclairage
aussi différenciera les appartements des personnages, avec des ombres qui contribuent à accentuer cette atmosphère d’isolation et
de détachement", explique Bill Roe, le directeur de la photographie.
"C’est très austère", dit Roe, frais de sa propre victoire pour la meilleure cinématographie dans l’épisode " Drive ". " Ca aura l’air très
solitaire. Il n’y a rien là-dedans. Je crois qu’il y a un lit, une table et une lumière. Nous allons aller y jeter un coup d’œil, et verrons
ce que nous y trouverons. Nous pensons constamment en ‘direct’." Comme le minimalisme de Padgett se reflète dans les objets de
son appartement, l’accessoiriste Tom Day n’a fait qu’apporter une machine à écrire, un script, et des petites cartes pour écrire
l’histoire pour le décor. Ce qui a le plus relevé d’un pari pour Day a été de créer le médaillon que Padgett donne à Scully.
"Le fait qu’il faille que ce soit un objet fait main, et que ce soit en même temps un objet d’art rend très difficile la recherche d’un
objet qui convienne à tout le monde", dit Day. "Etant donné que le Sacré Cœur est un véritable symbole, vous pouvez en trouver : ça
a été notre première étape, voir si nous pouvions mettre la main sur quelque chose qui existait déjà. Ca n’a pas été fructueux dans
le sens où sur la plupart des médaillons, la partie du Sacré Cœur était trop petite pour qu’on la distingue avec la caméra. Il a fallu
que nous demandions à quelqu’un de sculpter une plus grande version, mais juste, du Sacré Cœur. Là, j’en suis à ma 3ème version.
Ils en avaient besoin pour la semaine dernière, donc nous avons dû utiliser un double. Nous avons trouvé un médaillon de la bonne
taille et forme, dont nous avons pu filmer le dos. Nous allons l’incorporer, ainsi, quand nous aurons le véritable objet, ça
correspondra. Personne ne saura à quel point j’ai été anxieux."
Personne, sauf les autres membres de l’équipe, c’est un fait. Pour les scènes concernant les victimes sans cœur, Christine Peters,
la costumière, a presque réinventé le soutien-gorge. "Ils pensaient que le meilleur moyen de le faire serait de coller le – c’est de la
taille du poing d’un homme, pas d’une femme – cœur battant et dégoulinant de sang dans le bonnet du soutien-gorge" dit Peters.
"Donc le gars pouvait tout simplement s’approcher et l’enlever du soutien-gorge. J’ai dit ‘bien évidemment, vous allez choisir une fille
plate, parce qu’en général, il y a autre chose dans ces bonnets, les garçons…’. Nous allions devoir fabriquer un soutien-gorge. Ca a
l’air d’être une blague, mais faire de la sorte aurait été incroyablement cher, et nous en aurions eu beaucoup à faire.
Donc nous ne procédons pas ainsi." A la place, le superviseur des effets spéciaux John Vulich, et son équipe ont mis au point un
dispositif spécial, qui sera posé à plat sur la poitrine des victimes ; le dispositif contient une poche qui permet à l’acteur qui joue le
rôle du meurtrier d’y passer sa main, et d’en retirer le cœur. "Les gars des effets spéciaux vont faire passer un petit tube sous de
dispositif, et ils ont une pompe qu’ils peuvent mettre en marche quand ils ont besoin que le sang coule vraiment, et il coulera
comme par enchantement", dit Peters. "Il nous faut utiliser de beaucoup de fumée et de miroirs pour y arriver. Il y a tellement de
facteurs.
Vous allez avoir un cœur ensanglanté et battant, tandis que tout le monde doit être en blanc ou couleurs claires afin de voir le sang
quand leurs corps seront déchirés. Donc su vous voulez mettre un cœur battant ensanglanté dans un soutien-gorge, il ne va pas
rester blanc très longtemps. Nous avons travaillé là-dessus, comme ça, le meurtrier n’aura qu’à l’attraper et ce sera tout
ensanglanté et ce sera bien." Anderson elle-même aura affaire à l’homme fou – dès que l’équipe aura fini de manger. Pendant ce
temps, le silence est tombé sur les étendues caverneuses du studio à peine éclairé. Pas de papotages entre collègues, pas de bruit
de cloche, pas de caméra en marche.
L’appartement de Mulder est vide. Après la folie du tournage, la tranquillité est presque discordante, mais elle est seulement
temporaire. Les voix de ceux qui s’interpellent juste derrière les portes du studio ne reviendront que trop tôt pour embarquer dans
leur mission : amener The X-Files à son public dévolu chaque semaine. Quand on considère l’énormité de ce que cela sous-entend,
ils méritent bien une pause.
John Hawkes n’avait absolument pas l’intention de chasser Dana Scully, l’alter ego de Gillian Anderson : c’est arrivé comme ça, un
point c’est tout. L’acteur a tout d’abord auditionné pour le rôle de Pinker Rawls, dans " Trevor ", le stand alone qui précède "Milagro".
Il s’est avéré que les responsables du casting en ont décidé autrement : il a été choisi pour le rôle de l’homme destiné à se languir
pour Scully. "J’ai très bien lu pour Rawls", se souvient Hawkes. "Je suis rentré chez moi et mes agents m’ont appelé pour me dire
‘oh, pour The X-Files, ils ont choisi quelqu’un d’autre’. J’ai dit ‘C’est difficile à croire, mais tant pis’.
Le lendemain matin, ils ont rappelé, en me disant ‘Chris Carter a téléphoné et veut te rencontrer pour le prochain épisode.’ Il en avait
écrit les 25 premières pages et ils me les ont envoyées. Je les ai lues pendant le week-end et j’étais très heureux parce que c’était
peut-être un meilleur rôle." Il semblait inévitable que Hawkes apparaisse dans la série à un moment ou à un autre. Il avait déjà
auditionné pour le rôle d’Eugène Victor Tooms, perdant le rôle au profit de son bon ami Doug Hutchinson. Plusieurs années plus
tard, après une interprétation teintée de succès dans Millenium, on a offert un rôle majeur à l’acteur dans l’un des épisodes
mémorables de la 4ème saison : "Musings of a cigarette smoking man".
Refusant de se faire couper les cheveux pour les besoins de l’épisode, Hawkes a décliné l’offre. A la place, il est apparu dans 3
films ayant un rapport avec The X-Files : Playing God, film dramatique et d’action dont David Duchovny a le rôle principal, celui d’un
ancien médecin forcé de travailler avec la mafia ; Home Fries, écrit par Vince Gilligan ; et A Slipping Down Life avec Veronica
Cartwright et Lili Taylor, qui ont toutes les deux eu des rôles dans la série. Maintenant, Hawkes amène Padgett à l'écran, un reclus
étrange mais attirant qui développe une passion profonde pour Scully. "C’est épuisant", dit Hawkes à propos du rôle.
"Dans les 20 première pages du script, le personnage ne parle pas. Et la première fois qu’il se met à parler, il ne s’arrête plus. Ce
sont ces longs, longs monologues que vous ne voyez jamais à la télé, sauf quand un avocat fait son plaidoyer, ou quelque chose
dans le genre. C’est merveilleux parce qu’il ne dit rien, et quand il parle, il ne parle que de Scully et de ce qu’il sait d’elle après l’avoir
observée pendant des heures et des heures. C’est intéressant, parce que ce n’est pas le rôle d’un stalker typique. Je pense que ce
serait une erreur de le jouer sur un ton menaçant. Je pense que c’est très neutre, et qu’en fait, ce gars ne fait que dire la vérité
pendant tout l’épisode.
Cet homme est juste très honnête et va droit au but. Je pense que c’est ce que Scully aime en lui, et que cela explique qu’elle soit
attirée par son monde."
Gina McIntyre - Magazine Officiel, été 1999
Transcript et traduction : Sure.Fine.Whatever