Date de l'observation: jeudi, le 6 janvier 1977.
Heure: 1 h 15 (du matin) environ.
Durée: 45 secondes au maximum.
Endroit: A Montréal, rue Casgrain, à l'angle de la rue Beaubien
Témoins: Mme Malboeuf et trois autres personnes.
Type de rencontre: CE3
Indices: Etrangeté: 7,
Probabilité:6,
Le site, en plein coeur de Montréal et à proximité immédiate d'une faille géologique majeure, se trouve à la hauteur d'une maison de trois étages, sur la rue Casgrain, au sud de la rue Beaubien.
Notre témoin principal, Mme Malboeuf, est âgé d'une cinquantaine d'années et vit dans un logement, au rez-de-chaussée, en compagnie de son fils André, âgé de vingt-cinq ans. Ils y habitent depuis plus de vingt ans, aussi la dame est-elle habituée à son environnement et familière avec les multiples éclairages provenant des édifices commerciaux. Il lui est coutumier de se lever la nuit, dans l'impossibilité de dormir à cause d'une toux bronchitique. Dans ces cas, elle s'installe ,a la fenêtre de sa chambre qui donne sur la façade et sur la rue Casgrain. Elle s'y assoit toujours de la même manière dans un confort relatif pour fumer en attendant que sa crise de toux diminue.
Elle observe ainsi le voisinage nocturne. Les avions qui passent à basse altitude tous feux allumés en direction de Dorval, n'ont jamais spécialement attiré son attention. Cette nuit-là, cependant, elle vit surgir lentement une forme blanche et lumineuse sur un fond de ciel non couvert. L'objet arrivait du bloc de maisons qui se situe immédiatement au coin sud-est des rues Casgrain et Beaubien. L'objet venait du nord à quelque 5 mètres au-dessus des toits. Son étonnement fut aussi immédiat: elle ne connait rien de semblable à cette sorte d'huître avec des lumières.
L'objet, qui semblait blanc au premier instant de la perception, lui parut fait de métal argenté. Sa forme, ovale, très aplatie et bombée sur le dessus seulement, portait à sa base une série de quatre ou cinq lumières blanches, pas très fortes en intensité, et qui semblaient se continuer tout autour de l'"huître".
Elle a très distinctement vu l'objet atteindre la ruelle et parvenir au-dessus de la maison qui commence, à la ruelle, la série continue de logements, de l'autre côté de la rue. Pourtant, l'ovni arrêta dès qu'il eut atteint ce point et, sans aucune transition, descendit directement, croit-elle sur le toit. L'objet fut rapidement caché par le rebord de la façade du logement, au troisième étage, par l'effet de perspective.
Il ne fallut que l'espace d'une seconde pour qu'apparaissent deux personnages venant de toute évidence de l'objet arrêté à l'instant. Mme Malboeuf ne les as pas vus sortir de cet objet, cependant. Bientôt, les deux hommes atteignaient la façade de cette maison et parvenaient, l'un derrière l'autre, diagonalement, au coin du toit du logement mitoyen. A ce point, pour le témoin, ils paraissaient être côte-à-côte. Ils lui paraissaient être très grands et très minces, deux mètres peut-être, avec de longs bras, sans pourtant que leur démarche semble anormale. Ils étaient vêtus d'une seule pièce blanche et étaient éclairés par la lumière ambiante de l'hiver lorsque la neige recouvre tout. Elle ne put distinguer leur figure. Elle affirme que leur tête était couverte d'un "casque de bain" serré, lui rappelant celui des hommes-grenouilles.
Ces deux personnages, avec beaucoup de naturel, regardèrent vers le sol et vers la rue, un peu autour d'eux, plus longuement vers le ciel, et retournèrent sur leurs pas. Aussitôt que leur tête ne fut plus dans le champ de vision du témoin, l'objet s'éleva d'environ 7 mètres et se dirigea vers la rue Bellechasse à la même vitesse qu'à l'arrivée.
Ce n'est que le lendemain vers 18 h 00 qu'elle en parla à son fils, car ce dernier n'avait pas dormi à la maison la nuit précédente. André reçu la chose favorablement, sans sceptisisme. Il voyait chez sa mère un état particulier et voulait constater. Il fit le tour du bloc de maisons, trouva un moyen pour se rendre sur le toit, et y alla. A ce propos, il faut un homme avec une bonne dose d'audace et plus que la force d'un enfant pour atteindre ce but. La première étape consiste à grimper éa un poteau de bois porteur de câbles électriques. Ce poteau permet de sauter sur le toit d'un hangar qui se situe à 2 mètres de la maison sur laquelle il faut se rendre afin de circuler de toit en toit. On ne peut sauter du hangar au toit car en plus de la distance le second toit est plus élevé de 60 centimètres que le premier.
André tendit un pont, qui en fait ne consistait qu'en un escabeau couché dont les extrêmités s'appuyaient tout juste sur les rebords extrmes des deux toits. Franchissant ce passage, il faut ensuite traverser le toit jusqu'à la façade sur la rue Casgrain dans un bon 30 centimètres de neige et de là longer la façade jusqu'au toit de la maison, près de la ruelle. A noter que tous ceux qui se sont rendus sur les lieux ont dû faire le même exercice. A ce moment, le souffle lui manqua, son état nerveux grandit, et il conserva cette tension durant plusieurs jours.
André se trouvait en pr.sence d'une grande surface de glace comportant une dépression vers le centre avec un diamètre moyen de 6 mètres. Deux autres petites surfaces glacées, ovales, étaient disposées à proximité de la grande; il redescendit et fit part à sa mère de sa découverte. Naïvement, il possédait une preuve éclatante pouvant convaincre tout le monde Qu'une soucoupe volante était venue... Mais André ne savait pas qu'en matière d'ovni rien n'est plus négligeable qu'une preuve pour qui se refuse à connaître le sujet.
Samedi le 8 janvier, vers midi, le photographe Gilles Lafrance du journal de Montréal vint. Les deux hommes montèrent photogra- phier le grand cercle enneigé. Les articles, accompagnés des photos de Gilles Lafrance, qui sont ensuite parus dans ce journal et aussi dans le Sunday Express, soutiennent d'un ton positif le récit de Mme Malboeuf. Ces articles " Un ovni dans le ciel de Montréal", et " Say saucer landed on roof home" , le 9 janvier 1977, ne se basaient cependant que sur la rencontre avec André Malboeuf et sa mère, ainsi que sur la trace du toit.
Ceci n'est qu'un bref résumé de l'enquête fait par UFO Québec à cette époque.
Le cas de Mme Malboeuf demeure un cas très important dans le folklore ufologique Québéquois.
Enquête de Marc Leduc pour UFO Québec Résumé fait par Denis Boucher pour Québec Insolite
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