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Une telle attitude aussi ouvertement contradictoire opère un effet de brouillage.
Ceux qui veulent croire aux merveilleuses soucoupes optent pour le lieutenant Walter Haut,
les autres qui veulent se rassurer, leur préfèrent l'autorité des étoiles du Général
Ramey. Et puis il y a les sceptiques, les acharnés, ceux qui cherchent à tout prix la
vérité et qui ne se laissent plus berner par les myriades des ballons-sondes qui, après
enquête, ont régulièrement été confondus avec des soucoupes volantes.
C'est le cas des ufologues entêtés que sont William Moore, Stanton Friedman et
Charles Berlitz. Ils ont d'abord patiemment recensé dans la presse des témoignages
relatifs à d'éventuels crashs d'OVNIs. Ils mirent au jour une vingtaine de cas dont
certains avec cadavres retrouvés sur les lieux de l'accident et placés en suspension
cyogénique.
Cette relative profusion leur a donné l'idée de choisir le cas le plus spectaculaire
ou le plus troublant. Et c'est ainsi que dès 1974 William Moore a repris l'enquête sur les
lieux même de l'incident de Roswell. Rapidement rejoint par Stanton Friedman, ils
interrogèrent 92 personnes dont 30 témoins directs. Ils ont même retrouvé le major Jess
Marcel.
Ce dernier leur apprit que les débris (peut-être pour rester en accord avec le
Général Ramey il n'est plus question d'épave) étaient constitués d'une matière dure,
flexible et voisine du balsa portant des sortes de hiéroglyphes. Il y avait aussi une
substance brune, semblable à du parchemin, et une grande quantité de fragments de métal
léger, très résistant et ressemblant à du papier argenté. Enfin, une petite boite noire et
carrée mesurant quelques centimètres de côté.
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Les fermiers aussi bien que les militaires testèrent aussitôt ces matériaux. A leur
grand étonnement ils s'avérèrent indestructibles. Résistant aux coups de marteaux, les
feuilles qui ressemblaient à du métal étaient indéchirables. Tout cela était fort
troublant et si le haut degré technologique ne faisait pas de doute, personne n'a encore
apporté la preuve que ces matériaux étaient d'origine extraterrestre. La seule chose sur
laquelle personne ne peut aujourd'hui avoir de doute, c'est qu'il ne peut s'agir là des
débris de ballon-sonde. Mais cela ne nous dit toujours pas pourquoi l'armée de l'air s'est
livré à un tel brouillage, ni ce qui se cache derrière ce brouillage.
Dans leur livre The Roswell Incident (New York : Berkeley Books 1988) Charles
Berlitz et William Moore affirment que, derrière cette version édulcorée, se cache une
vérité beaucoup plus fantastique encore. A plusieurs kilomètres du Ranch de McBrazel et
donc du premier point d'impact, c'est-à-dire des débris, les enquêteurs militaires
auraient découvert un véhicule ovoïde écrasé au sol et occupé par quatre cadavres
humanoïdes.
En contre point de la version officielle, in traînait depuis longtemps sur Roswell
des rumeurs de présence d'EBE (sigle utilisé par le gouvernement US pour Entités
Biologiques Extraterrestres ). Personne évidemment n'osait y croire. Et puis là tout d'un
coup, sous la plume d'enquêteurs sérieux et entêtés, nous faisions un pas de plus dans le
domaine du fantastique. L'informateur (aujourd'hui décédé) qui les mit sur la
voie et fût leur principale source est un certain Meade Layne
directeur d'un centre de recherche sur les OVNIs : le
Borderland Sciences Research Fondation à Vista (Californie). Le
Dr Weisberg, professeur de physique dans une université
californienne, lui aurait avoué avoir examiné le corps de six
occupants (le nombre n'est jamais stable) de l'OVNI qui s'est
crashé à Roswell. En fait une partie de l'épave aurait été
chargée dans un camion et expédiée à la base aérienne d'Edwards
via Flagstaff (Arizona) puis Needles et Cadiz (Californie). Les
restes auraient été regroupés avec d'autres matériaux provenant
d'autres crashs dans le "Bâtiment 18 - A, zone B" de la base
aérienne de Wright-Patterson près de Dayton.
Depuis, d'autres révélations encore plus fantastiques ont vu le jour, comme si le
livre de Moore et de Berlitz avait soulevé le couvercle d'une cocotte. Mais le point
central de toutes ces rumeurs est que le gouvernement américain est sur le point de révéler
la vérité sur les soucoupes écrasées mais aussi sur le phénomène OVNI lui-même.
C'est une opinion que partagent William Moore et qu'il a défendu à la rencontre
ufologique de Lyon, d'autant qu'il est en contact avec des gens qui affirment avoir vu des
corps. Il a depuis communiqué une partie de ces témoignages qui sont effectivement très
troublants.
Cependant, comme le faisait remarquer Jacques Vallée, toujours à ce même congrès,
comment se fait-il que personne ne parle d'odeur de putréfaction ? En effet, et William
Moore le confirme, le crash aurait eu lieu le 2 juillet et le ramassage de l'épave le 9.
Or nous sommes en plein désert du Nouveau Mexique sous un soleil écrasant. Sans parler des
oiseaux prédateurs. Et si les corps étaient restés hermétiquement coincés dans une
carcasse métallique, ce serait encore pire...
C'est pourquoi il va falloir reparler de la Grande Manipulation. Car sur ce
terrain-là, comme dans un scénario de X-Files, il est rare qu'une certitude ou une vérité
n'en cache pas une autre.
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Des informations relatives au secret du phénomène OVNI arrivent aussi par des
sources semi-officielles . Ce sont en général d'ex-agents des renseignements de l'armée
qui se livrent à des révélations fantastiques concernant les EBE. Ces anciens du
renseignement sont, soit missionnés, soit agissent à titre privé pour ne plus taire
d'horribles secrets. L'armée serait non seulement en possession de cadavres mais aussi
d'un ou deux spécimens vivants. A cause de leur petite taille (entre 120 et 150 cm), de la
couleur grise de leur peau et de leurs yeux protubérants, ces EBE sont surnommés les
Petits Gris.
C'est à ce type d'informateurs que l'on doit en général de multiples documentaires
concernant des autopsies qui circulent dans le milieu et se vendent à prix d'or. L'un deux
a atterri dans la célèbre émission de Jacques Pradel. Et on a découvert comment
l'authenticité d'un tel document s'est avérée plus que douteuse.
Grâce au travail effectué sur l'incident de Roswell nous avons vu comment l'armée de
l'air sait distiller le chaud et le froid, le vrai et le faux pour mieux brouiller les
pistes et camoufler les faits. une telle attitude est extrêmement dangereuse car, au nom
d'une vérité jamais révélée, elle autorise toutes les rumeurs. Et c'est ainsi que du
Hangar 18 on est passé à la zone 51.
Que sont les accidents de soucoupes et les autopsies de cadavres de Petits Gris face
à la vraie vérité ? Celle que, selon certains, l'armée n'ose même pas nous révéler. A moins
que, instillant le vrai et la faux, elle nous prépare au contraire à la recevoir. Selon
ces sources tournant autour d'ex-agents du renseignement, il existerait des
extraterrestres bien vivants qui travaillent aux coté des meilleurs scientifiques
américains dans des bases secrètes, un peu partout dans l'Ouest des Etats-Unis, et tout
particulièrement au Nevada dans la zone 51.
Depuis Longtemps circule une rumeur persistante : Le gouvernement américain sait
parfaitement ce qui se cache derrière l'insaisissable phénomène OVNI. Au cours de ces
dernières années cette rumeur s'est doublée de la promesse imminente de révélations de la
vérité. En fait, depuis Keneth Arnold, on apprend régulièrement - surtout aux USA - que l'armée
étaient des épaves d'OVNIs avec des cadavres, que des savants les étudient et que, sous
peu, le gouvernement nous informera du résultat de ces recherches. On voit combien
l'incident de Roswell renforce ce genre de rumeur.
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On pourrait croire qu'une telle rumeur prend
sa source au sein même de ceux que le mystère OVNI
intrigue ou inquiète. Voire exaspère. Mais, s'il
existe dans le public une réelle attente, un réel
désir que ce mystère soit enfin élucidé, les
principales sources de ces rumeurs ce trouvent
chez ceux-là mêmes qui prétendent tout savoir.
C'est-à-dire l'armée. Et principalement l'armée de
l'air. Encore et toujours. En 1974, Sandler qui
préparait une émission TV sur les OVNI fut reçu
par Paul Shartle, chef de la sécurité et
responsable des programmes audiovisuels de la base
de Norton. Il lui affirma avoir vu le film d'une
vraie rencontre entre les militaires américains et
extraterrestres.
Evidemment, toute la question est de savoir s'il s'agit d'un film de simulation,
presqu'une fiction, ou d'un reportage pris sur le vif. Quoiqu'il en soit, ce film promis à
plusieurs personnes , et attesté par diverses sources officielles, n'a jamais été
communiqué. Comme la vérité sur les ovnis détenue par l'armée de l'air, on l'attend
toujours. Qui se livre à de telles manipulations et dans quels buts ?
L'armée de l'air nous dissimule-t-elle son ignorance ou instille-t-elle dans le
public une vérité impossible à révéler ex abrupto ? Certaines apparitions d’OVNIs ainsi que
certains témoignages - pas des moins tapageurs - sont des faux notoires ou le fruit de
manipulations et de contrôles des services de renseignements. Ainsi, en France, l'affaire
de Cergy-Pontoise et l'enlèvement de Franck Fontaine.
Quant aux carcasses d’OVNIs et aux cadavres d'EBE, selon ces mêmes sources
officielles, ils sont entassés dans le fameux bâtiment 18-A Zone B de la base aérienne de
Wright-Patterson, devenu le hangar 18. Dans les milieux qui s'intéressent - dans l'ombre
ou en plein soleil - aux ovnis, ces secrets sont tellement connus que Hangar 18 est devenu
le titre d'un film. Réalisé par James Conway, avec Darren McGavin et Robert Vaughan, le
film est sorti aux USA en 1980.
Article tiré de SciFi Universe
http://www.starwars-universe.com/sfu