"Le plus grand événement cosmique de l’Histoire de l’Humanité !"
comme le dit justement Mulder à Krycek ...
En effet, le 30 Juin 1908,
et non pas le 13 Juin comme ça a été mal traduit dans l’épisode
(il faut dire que 13 et 30 sont phonétiquement proches en anglais),
une formidable explosion retentit à Tunguska, région perdue au fin
fond de la Sibérie. Ce jour là, la Terre a plus que tremblé puisque cette explosion, d’après une évaluation actuelle,
fut équivalente à celle d’une bombe nucléaire de 20 Mégatonnes ! Vous imaginez le choc : un cratère titanesque,
partout des arbres soufflés par l’onde de choc, et un incendie qui s’est propagé sur 2.000 km2 et non pas dans un
rayon de 2.000 km comme le dit Mulder dans la version française (petit jeu : prenez un Atlas, pointez un compas
sur Tunguska puis, à l’aide de l’échelle, tracez un cercle de 2.000 km de rayon représentant l’incendie...
C’est fait ? Bravo, vous venez de faire disparaître la Sibérie !..). Pour ceux qui ont lu l’article de Impact n°66,
il ne faut donc pas lire 2.000 m2 (soit 50 m su 40 m ! Un vrai pétard mouillé !) mais bien 2.000 km2 (donc 50 km sur
40 km ! Un bon gros cataclysme, quoi !).
En 1908, donc bien avant l’invention de LA bombe, les moyen manquaient pour étudier correctement ce phénomène.
De plus, sa situation géographique le rendit vite hors d’atteinte si bien que dès le moment où l’on a disposé des
moyens d’études, le site n’était plus approchable (l’U.R.S.S., ses secret, ses goulags,...). Mais avec le temps et les
quelques informations qui avaient filtrées, on put échafauder quelques théories, même si, de nos jours, il semble
qu’on n’ait aucune étude profonde sur ce sujet. Les théories sont au nombre de trois. Les deux premières sont
les plus délirantes qui soient puisque l’on a pensé au choc de la planète Terre et d’un Trou-noir de très petite
dimension, ou à une explosion d’anti-matière! Pour ce qui concerne les Trous-noirs, les plus petits que la Science
connaît, sont déjà de taille suffisante pour détruire toute la planète et, comme Mulder le dit lui même, "C’est pas
la saison des Trous-noirs..." (revoir l’épisode "Parole de Singe").
Pour le cas de l’anti-matière, cela résulterait de l’intrusion dans notre sphère, d’existence d’une source d’anti-matière
venue d’une dimension parallèle, mais comme l’existence de dimensions parallèles est encore plus décriée que
celle des petits hommes verts (sauf pour les fans de Sliders), on ne peut sérieusement pas porter beaucoup
de crédit à une telle théorie.
C’est donc la troisième théorie qui serait la plus vraisemblable : un objet d’origine cosmique se serait écrasé
sur Terre dans cette région. Cet objet fut analysé de deux points de vue différents : il se serait agi d’un engin
extraterrestre en perdition qui aurait choisi ce coin désert pour s’écraser afin d’éviter de faire des victimes
(le mythe du bon extra-terrestre, protecteur de l’Homme...), ou d’un bolide de style météore ou comète qui serait
rentré en collision avec la Terre, tombant par hasard sur un des coins les plus déserts de la planète (le bol, tout
de même !). Dans tout les cas, la taille de cet objet fut évaluée, grâce à l’étude de la puissance présumée de l’impact,
à un diamètre de 100 m pour un poids d’un million de tonnes et aurait percuté la Terre à la vitesse de 11.000 km/h !
Des scientifiques russes prétendent avoir relevé des traces de radiations au point d’impact, confortant la thèse
d’un engin dont la propulsion aurait été nucléaire, mais d’autres scientifiques qui eurent l’occasion de faire des
mesures ne trouvèrent pas trace de ces radiations. De nos jours, c’est finalement le point de vue de la comète
qui remporte la majorité des suffrages.
C’est donc, logiquement, ce point de vue qu’adopte Chris Carter pour le Dossier 7. Les agents Mulder et
Scully se trouvent confrontés au trafic de pierres extraterrestres en provenance de Tunguska : des débris
du fameux bolide cosmique. La petite surprise de ces drôles de cailloux est qu’ils contiennent une forme de vie
extraterrestre encore active après toutes ces années. Ces formes de vie sont à rapprocher de celle de
"L’épave" (type-X) car il peuvent rester en vie dans des conditions extrêmes (prisonnière dans une carlingue
au fond de l’eau ou dans un caillou), il se transfèrent dans des "hôtes" par l’intermédiaire d’un corps goudronneux
(même si le type-X peut s’en passer, comme dans "Fallen Angel") et possède une forme de contrôle de leurs
atomes qui leur permet bien des miracles (projection de radiations ou pouvoir se glisser dans une combinaison
anti-bactériologique sensée être totalement hermétique). Malgré cela, il convient de faire une différence entre
le type-X et les petites bestioles prisonnière des blocs de Tunguska et que l’on surnomme le "Cancer Noir".
En effet, le Cancer Noir est composée de créatures larvaires (Evanno ?) en grand nombre qui vivent en parasite
(Evanno !), alors que le type-X investit son "hôte" jusqu’a dominer ses propres actions. Il faut noter qu’une trop
forte concentration de ce Cancer Noir peut être mortel pour un organisme humain, alors que le type-X ne tue pas
son "hôte" (Krycek en sait quelque chose, peut-être même plus que nous n’en saurons jamais...). Donc, même
si le Cancer Noir a indubitablement une origine commune avec le type-X, il s’agit sans doute seulement d’une
créature peu évoluée native du même milieu de vie.
Pour les hommes du complot, l’intérêt est simple : il s’agit de "contaminer" des sujets avec le Cancer Noir
pour voir les effets sur l’organisme humain. Aux Etats-Unis, cela se traduit par la contamination de personnes
âgées avec une faible dose qui les garde conscientes, alors qu’en Sibérie on étudie les effets d’une forte dose, ce
qui se traduit par la mort des sujets (sauf Mulder qui n’est pas resté assez longtemps pour bénéficier de ce régime
intensif ). Krycek, dans tout ça, joue un rôle obscur puisqu’il semble avoir partie liée avec les dirigeants du goulag
de Tunguska et, dans le même temps, se débrouille pour mettre fin au trafic des pierres entre le goulag et les
hommes du complot ainsi qu’à toutes les expériences en cours aux Etat-Unis. Cela ne se fait pas sans mal pour
lui puisqu’il se voit dans l’obligation de se faire aider par Mulder (notons que Krycek est à Mulder ce que Mulder
est au Mercenaire : un punching-ball vivant !) et que, pour finir, il y perdra un bras (qui a dit : "pas de bras, pas
de chocolat !" ?). Franchement, cela ne semble pas lui enlever son sourire ironique ni l’empêcher de savourer
cette première phase de son plan machiavélique pour se venger de tous (la Vengeance vaut bien un petit sacrifice...).
La prochaine fois, nous rendrons visite à un ami, que dis-je un frère, sans qui toutes ces histoires n’auraient
jamais eu lieu si il ne s’était pas malencontreusement crashé sur notre belle planète, il y a pas si longtemps : je
veux parler, bien sur, de notre cher "Roswell".