Trois objets non identifiés stationnent sur une mine dans la région du nord-ouest québécois.
Dimanche le 16 septembre 1973, il est tout juste 21h10. Deux secrétaires, préposées à l'admission des patients à l'hôpital Saint-Sauveur de Val D'Or, viennent de terminer un dossier. Elles soufflent un peu, libérées de leur tâche astreignante, car il n'y a plus personne dans la salle d'attente à cette heure-là.
L'une d'entre-elles, Mme D..., jette un coup d'oeil machinal par la grande fenêtre d'où la vue est excellente. Son regard s'attarde sur quelque chose à l'entrée de la ville, complètement à l'opposé de l'endroit où elle est assise. Puis, brusquement, elle s'exclame: "Viens vite voir, il y a 3 lumières qui ne sont pas normales, au- dessus de la mine!" (Pour le bénifice des lecteurs, précisons que la mine Sigma est une mine d'or située à l'entrée de Val D'Or, sur la route de Montréal).
Sa consoeur de travail se lève aussitôt et vient prendre connais- sance de ce qui l'impressionne tant. Ce qu'elle aperçoit la stupifie tellement qu'elle dira plus tard, lors de l'enquête: "Je suis sûre que ce n'était pas normal... Pour que ça me frappe il fallait que ça sorte de l'ordinaire. Jamais rien de comparable ne m:était arrivé. C'était la première fois de ma vie que je me suis trouvée confrontée avec un tel phénomène".
Ce qu'elles remarquent dans le ciel, ce sont trois objets lumineux, extrêmement lumineux, "vraiment gros, bien des fois plus gros que des phares d'avions". Ils sont surtout remarquables à cause de leur couleur étonnante, inusitée: rouge feu. Et ce qui les frappe plus, outre la grosseur, c'est la grosseur des objets, au moins une centaine de pieds de diamètre chacun. Ils sont complètement stationnaires et s'étagent l'un par dessus l'autre; "en escalier pyramidal", souligne un témoin; pour l'autre, ce sera légèrement différent en ce sens que celui du haut et celui du bas sont à égalité tandis que celui du milieu dépasse par l'avant les autres, mais il n'est cependant pas plus long que les deux autres.
Pendant cinq minutes environ, elles observent les mystérieux objets inconnus en forme de disques.. Malheureusement ce moment; d'ail- leur, sur le coup, elles ne pensent pas à appeler des gens: elles sont bien trop occupées à ne perdre aucun détail de leur passion- nante observation.
Elles sont unanimes à affirmer que les bords des objets sont nets, définis, sans flou ni bavure. Elles ont l'impression de voir des objets solides, sans trop savoir ce qui leur donne cette sensation.
Au même instant, un patient fait son entrée et elles quittent à regret leur observatoire. Il s'avère que ce patient n'a pas besoin de leurs service. Aussitôt qu'il s'est éloigné, les deux jeunes femmes se précipitent à nouveau vers la large fenêtre panoramique. Ce qu'elles constatent les surprend hors de toute mesure: deux des objets ont disparu et l'autre, qu'elles ont le temps de bien considérer pendant au moins trois minutes, est sur le point lui aussi de disparaître. Il disparaît vite, "comme s'il s'éloignait vraiment très rapidement". "Il a baissé sur l'horizon et a rapetissé très, très vite, en devenant brillant à chaque seconde". Puis, il ne subsiste plus, pendant quelques autres minutes, qu'une lueur diffuse qui, elle aussi, s'évapore bientôt dans le ciel.
Les deux secrétaires sont ébahies par ce qu'elles viennent d'être témoins. Dans le ciel, à 45 degrés, presque à l'opposé de ce qu'elles ont vu, la lune est à demi-cachée par un nuage, car la nuit n'est pas très claire. Cela les confirme dans la certitude qu'elles ont vu un phénomène autre que naturel.
Elles témoignent que ce qui les a surprises, c'est la rapidité avec laquelle l'objet, devenu brillant, a disparu. Elles croient aussi que les trois objets étaient là bien avant qu'elles n'en prennent conscience; ils paraissaient trop clairs pour n'avoir surgis qu'au moment précis où leur regard s'est porté sur eux par le plus grand des hasards... Il convient de remarquer la légère contradiction dans la déclaration de la disparition des objets aperçus, peut-être parce qu'elles les regardaient sous des angles différents. La durée complète de l'observation a été de 15 minutes environ, de sorte qu'à 21h.26 il n'y avait plus rien.
Le premier témoin précise croire aux OVNI, "mais ce qui me fait le plus de peine, c'est que je ne sais pas ce que ce pouvait être", dit-elle. Sentiment d'impuissance bien normal devant le saisisse- ment d'être confrontée à quelque chose d'aussi anormal, au point qu'elle a très minutieusement noté ce qu'elle voyait.
Le deuxième témoin, elle, est catégorique: elle ne s'intéresse ni de près ni de loin aux soucoupes volantes, mais elle ne cesse de répéter que cette chose-là n'était pas, alors là, absolument pas, normale. "Pour que ça me frappe, il fallait que ça sorte de l'ordinaire! Elle conclut un peu honteuse: Ca fait peur la première fois que ça nous arrive de voir ça!"
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